Site officiel Filitosa | Notre histoire
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2015

Déterminé à accroître son rayonnement sur les scènes culturelles française et internationale, Filitosa se dote d’un nouveau musée archéologique destiné à accueillir des objets exhumés sur le site et présentés dans un parcours didactique. L’implantation du bâtiment ainsi que son architecture en pierres naturelles s’intègrent parfaitement dans l’harmonie du lieu.

Création aussi du nouveau site internet officiel filitosa.fr dont les caractéristiques sont la simplicité d’utilisation et la richesse d’un contenu adapté à une parfaite compréhension de la visite.

2000

Avec la hausse de la fréquentation touristique, et pour protéger le site, des aménagements sont faits chaque année. Des balises sont installées, un dallage en granit de l’allée centrale est façonné, des bornes en plusieurs langues jalonnent le parcours.

1988

Filitosa est inscrit sur la liste des cents sites historiques d’intérêts communs aux pays de la Méditerranée.

Déjà connue pour la majesté de son cadre naturel et la douceur de son climat, la Corse incarne désormais la richesse culturelle symbolisée par la beauté rare et mystérieuse de son art statutaire, à l’instar de ses lointains cousins de Stonehenge en Grande Bretagne et de l’Ile de Pâques au Chili.

1987

Les années de la communication. De plus en plus de journaux allemands, italiens, anglais s’intéressent au mythe de Filitosa. Le site fait toujours l’objet d’émissions télévisées et radiophoniques nationales et internationales.

1986

Evènement. Le trentième anniversaire de la station est fêté. A cette occasion, une campagne internationale de promotion est lancée, grâce à la diffusion d’un timbre. Selon le Directeur général des Postes de Paris, c’est une des meilleures opérations de l’année. Plus d’un million de lettres à l’effigie de Filitosa sont affranchies aux quatre coins du monde. Le timbre a été plus recherché que celui du bicentenaire de la naissance de Napoléon.

1984

Charles-Antoine Cesari meurt à l’âge de 73 ans des suites d’une longue maladie. A sa disparition, ses enfants choisissent l’un d’entre eux pour faire rayonner l’image du site. Il s’agit de Jean-Dominique Cesari. Une autre génération mais une même volonté, une même énergie que son père, toute entière tendue vers la réussite de ce qui est plus qu’une entreprise familiale, un patrimoine auquel la famille Cesari est intimement liée.

1980

Classement de la station au titre de Monument historique. Aux abords immédiats du site sont édifiés des lotissements (le village « Le Torréen »). Une brasserie et un centre d’artisanat ouvrent successivement leurs portes. Tout est construit dans un souci de préservation de l’âme du lieu.

1977

Consécration. Lors de la visite de Madame Anne-Aymone Giscard d’Estaing en Corse. La Première Dame de France a tenu à se rendre sur le site de Filitosa en compagnie des personnalités de l’époque comme le regretté Jean-Paul de Rocca-Serra, Président de l’Assemblée de Corse.

1975

Roger Grosjean décède à Bastia à l’âge de cinquante cinq ans, à l’apogée de sa carrière, après des dizaines de publications étalées sur vingt années de recherches fécondes. Dans son ouvrage, Corses des Origines, Joseph Cesari, Conservateur régional de l’archéologie de Corse, ne manque pas de rendre hommage à celui qui a sorti l’île « des brumes de la légende » en la faisant reconnaître des archéologues du monde entier et du grand public. Le site n’a pas livré tous ses secrets, mais désormais il est l’objet de l’attention toute particulière des scientifiques et des férus d’histoire ancienne.

1970

Début de la reconnaissance. La Corse n’est pas véritablement entrée dans le circuit du tourisme de masse. L’économie insulaire n’est pas encore axée sur le tourisme culturel. Pourtant, Charles-Antoine Cesari s’attelle tout de suite à la construction d’un centre de documentation. Il croit au décollage imminent de la station préhistorique.

Filitosa fait alors une fulgurante entrée dans le paysage culturel corse comme dans la mémoire collective.

Les « guerriers de granite » deviennent source d’inspiration. Filitosa fait ses premières apparitions dans la littérature en langue corse : « Ci so nati l’antichi, dippoi la Filitosa » chante le groupe Cantà u populu corsu d’après un poème de Ghjacumu Fusina.

La station devient peu à peu aussi, un passage obligé pour les écoliers et les lycéens de l’île qui découvrent l’archéologie. Au prix de sacrifices immenses, la popularité du lieu devient croissante.

1966

En collaboration avec Roger Grosjean, Enrico Atzeni, archéologue italien et professeur à l’Université de Cagliari, entreprend de nouvelles fouilles qui révèleront notamment la richesse du mobilier de Filitosa. Ces vestiges sont aujourd’hui entreposés dans le musée archéologique de Filitosa qui témoigne des différentes époques de l’édification du lieu.

1960

Entêtement. La création de la station ne se fait pas sans mal au début. Après coup, la réussite du lieu aura créée une émulation dans toute la région, mais au départ personne ne croyait en ces pierres. Il aura fallu presque vingt ans pour faire croire en Filitosa et pendant longtemps se battre contre les incrédules. Même du côté de l’administration, le propriétaire n’a à l’époque que peu de choses à espérer.

Charles-Antoine Cesari et Roger Grosjean multiplient les demandes de subventions pour pouvoir continuer les fouilles. Mais au niveau de l’Etat comme du Département, ils trouvent peu d’échos. Devant l’inertie auxquelles s’heurtent ses démarches, Charles-Antoine Cesari décide d’investir les derniers biens familiaux et mettra un point d’honneur à refuser, quelques années plus tard, une dérisoire subvention d’un million d’anciens francs, proposée par André Malraux, alors Ministre de la Culture.

1956

Premières prospections. C’est le début d’une grande aventure où l’on va de découverte en découverte. Dans l’enthousiasme général, les fouilles débutent, on exhume peu à peu les vestiges de plusieurs civilisations. Charles-Antoine Cesari et Roger Grosjean doivent assurer la protection du lieu contre les personnes malveillantes ou les vandales.

Ils craignent par exemple que les statues soient détériorées (certains bergers voisins veulent les éventrer, car ils les imaginent remplies d’or). Des statues-menhirs sont alors regroupées (alignement des cinq statues en contrebas de la butte face à l’olivier millénaire).

1954

Moment déterminant. Roger Grosjean, archéologue et chercheur au CNRS, est envoyé en mission sur l’île. Il entreprend une carrière scientifique avec comme thème de recherche, « la Préhistoire corse », sous le double parrainage de l’abbé Breuil et de Raymond Vaufrey. C’est avec Roger Grosjean que démarre le véritable travail de fouille sur le domaine de la famille Cesari. Il y trouve un espace vierge, étrange et riche de promesses, ce qui pour tout scientifique est objet de désir. Sans le savoir, il sondera les arcanes de ce terrain et fera parler les pierres de Filitosa jusqu’à sa mort en 1975.

1949

A cette époque en Corse, peu de monde s’intéresse à l’archéologie. Charles-Antoine Cesari avertit Pierre Lamotte, qui est à l’époque directeur des Archives départementales de la Corse. Celui-ci fait le déplacement jusqu’à Filitosa. Il est le premier officiel à saisir l’importance de la découverte.

1946

Genèse. C’est sur un terrain au silence seulement troublé par le murmure des sources et des oliviers frémissants, au milieu d’une étonnante « Filetta » (fougère), sur la nouvelle propriété de la famille Cesari, que naît le miracle de Filitosa. C’est là, au lieu-dit Petra Zuccata, que Charles-Antoine Cesari découvre, gisant face contre terre, cinq « Paladini » de granite, drapés dans un épais maquis. Sur une butte voisine, du nom de « Turrichju », il remarque aussi d’étranges vestiges. Charles-Antoine Cesari, sans le savoir, vient de surprendre dans son sommeil, ce qui pour beaucoup reste un secret millénaire. Mais le sixième sens du terrien qu’il est (il est éleveur de chevaux), l’avertit très vite de la singularité de sa trouvaille. Opiniâtre et volontaire, il fera de cet endroit, sa raison de vivre.